Etes-vous prêt pour le « Meeting Thinking » ?

Le Design Thinking d’après IDEO (prononcer  “eye-dee-oh”)

Le Design Thinking (la pensée Design), est-il un effet de mode ou un courant de fond ?
Qu’est ce que c’est ? C’est un processus de design qui met l’utilisateur au cœur de la création. Il se pratique en mode local, collaboratif et participatif, on parle de co-création.
Il est aujourd’hui enseigné dans les plus prestigieuses écoles du monde, américaines, françaises…

Le Design Thinking met l’accent sur « l’économie de l’expérience ». Les Américains ont baptisé UX (User eXperience) cette recherche autour de l’amélioration de l’expérience utilisateur.

Un peu d’histoire :

  • dans les années 50, invention du brainstorming par le publicitaire américain Alex Osborn
  • en 1987, publication de l’ouvrage phare de Peter Rowe «Design Thinking» aux presses du MIT
  • en 1991, création de la très médiatique agence de design IDEO à Palo Alto.

Ce n’est pas un hasard si on retrouve Apple, Dyson, Samsung, Swatch, Decathlon, Google, Facebook, Amazon… parmi les marques engagées dans le Design Thinking.

Les points communs de la démarche de ces entreprises innovantes ?

  • Empathie : partir des besoins de l’utilisateur, voire de ses frustrations, pour lui fabriquer une expérience mémorable
  • Culture du prototype : on la retrouve souvent affichée par les entreprises du net avec la mention devenue quasi perpétuelle « version beta »
  • Investissement lourd dans le design, capacité à comprendre et résoudre les contraintes opposées
  • Culture de la synthèse : rejet des projets sur-documentés et préférence d’une pensée liminaire, synthétique

Ces entreprises sont conscientes que l’innovation purement technologique ne suffit plus à faire face à la concurrence.

Le Design Thinking  permet de coupler la motivation et l’engagement des collaborateurs à la confiance de clients, par une implication conjointe dès la phase de conception.

Cependant, ce concept suppose une certaine prédisposition culturelle des entreprises, une capacité à accepter le renouveau, à prendre des risques et à accepter le droit à l’erreur (lire ou relire think-big-start-small-move-fast-and-learn).

Je trouve cette démarche très inspirante, non seulement vis-à-vis des clients, mais aussi pour comprendre et aider à développer l’Intelligence Collective des organisations et le bien-être des équipes.

Transposée dans l’univers de la réunion, cette nouvelle «expérience utilisateur» Meetings* que nous pourrions baptiser « Meeting Thinking » aurait ces points communs :

  • Authenticité : prendre en compte la réalité  (la sienne -j’insiste- et celle des collaborateurs) pour partager les informations clés, déléguer les actions
  • Bienveillance : inciter ses collaborateurs à prendre des risques, accepter le droit à l’erreur, proposer d’aider les autres, c’est un comportement de leader
  • Exemplarité : être la courroie d’entrainement de la collaboration et devenir un manager2.0
  • Esprit de synthèse : privilégier le « quick and dirty » du compte-rendu collaboratif  (relu avec l’équipe en fin de réunion, il est immédiatement envoyé, sans fioritures)

Il y a tellement de points communs…
Cependant, tout comme pour le Design Thinking, tout le monde n’est pas prêt au saut culturel du Meeting Thinking.

Etes-vous prêt à faire le saut pour entrer dans le cercle vertueux et « profitable » de la Réunion Zen ?

Si vous aimez ce sujet, n’hésitez pas à réagir, liker, partager… nous le développerons, ici ou là.