Partage de la parole, empathie et mixité en réunion

On en parle ou on tranche ?

Merci à Caroline qui m’a envoyé le lien de ce billet écrit par Ingrid Falquy dans Cadremploi du 30 janvier dernier : Une équipe sans leader serait plus performante.

Il y a presque un an, j’avais publié un post sur l’halocratie, cette nouvelle forme de gouvernance qui a pour objet de sortir du management pyramidal pour passer à un système d’autorité distribué.
Du coup, ce billet me donne l’occasion de revenir sur ce sujet qui m’est cher, car il ouvre la voie à l’intelligence collective, au travail collaboratif, à la transformation numérique des organisations.
C’est le développement d’un travail en mode projet qui aplatit naturellement les hiérarchies.

Extrait : « Deux récentes études, l’une du MIT de 2010 et l’autre publiée en décembre dernier sur Plos One (une revue scientifique américaine), démontrent que les équipes sans leader se débrouillent aussi bien, à condition que trois ingrédients soient réunis :

  • le partage de la parole
  • l’empathie des membres de l’équipe
  • la présence féminine

Les chercheurs ont demandé à des groupes de travail de réaliser des exercices, certains en ligne et d’autres en face-à-face, et ont comparé leurs résultats.
Quand une ou deux personnes ont pris les commandes – comme c’est souvent le cas lors de réunions par exemple – les résultats étaient moins bons que lorsque chacun des participants était libre de participer.
Plus la parole était partagée, meilleurs étaient les résultats. Une bonne leçon pour les managers trop directifs.

Autre enseignement, chacun des membres de ces équipes performantes n’était ni doté d’un QI plus élevé, ni particulièrement extraverti, ni surmotivé… mais ils étaient tout simplement plus empathiques…
Quant au dernier ingrédient indispensable au fonctionnement sans chef, à savoir la présence de davantage de femmes que d’hommes dans le groupe, l’étude ne l’explique pas.
Néanmoins, en référence à d’autres travaux, il se trouve qu’une plus grande proportion de femmes se révèle naturellement plus empathique que les hommes.
L’intelligence collective ainsi produite n’en serait que plus propice aux échanges »

Quelques entreprises s’inscrivent dans ce mouvement de remise en cause de cette hiérarchie traditionnelle qui ne favorise pas l’empathie.
Leur conviction, c’est que « la considération est le moteur de la réussite ».
C’est par exemple le cas de ChronoFlex, dont le patron a choisi le modèle de « l’entreprise libérée ». Ce concept a été théorisé il y a plus de cinquante ans aux États-Unis et a débarqué en France dans les années 1980.
En 2013, le chiffre d’affaires de ChronoFlex, qui était auparavant en difficulté, a augmenté de 15 % et l’absentéisme est passé en chute libre.

Partage de la parole, empathie et mixité – un peu de finesse dans un monde de brutes – sont bien entendu des ingrédients que l’on retrouve (beaucoup, peu ou pas) dans les réunions.
Celles-ci reflètent l’ambiance générale de l’entreprise.
Ce sont aussi de véritables laboratoires pour mesurer la performance des équipes, l’intelligence collective et l’adoption du digital comme accélérateur de la collaboration.
On y constate que les managers qui font confiance à leurs équipes sont plus productifs.

Le « bonheur collaboratif » est efficace : dans  Best of : La Productivité du Bonheur, je parlais de cette création anglo-saxonne, le EQ (Emotional Quotient) qui se définit comme  « la qualité des interactions entre les personnes impliquées, basée sur la confiance, le respect et l’humour, le sentiment d’être dans le même bateau ».
Lorsque le EQ manque au sein d’une équipe, l’énergie est consommée sous forme de politique de bureau, de management de l’ego, avec de piètres résultats en termes de productivité.

Pourquoi ne pas rajouter bientôt les trois  indicateurs partage de la parole, empathie et mixité dans  MyMeetings ? On y pense ! 😉

Libérez les réunions, c’est zen !

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