Le ver est dans le fruit : il est vraiment de temps de changer de pratique

Aux dernières nouvelles, PRISM ne serait pas tout seul…

Cette semaine, je vous propose de mixer 2 actualités :

 1 – le  BYOD « Bring your own device » (travailler avec son propre mobile) est donc en passe de devenir un sujet critique  (par Nathalie Alonso)

« Selon une étude réalisée auprès de 5000 DSI et 3000 employés au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie et dans les pays scandinaves, pas question pour les patrons de toucher à leur tablette et mobile perso… La rébellion des salariés nomades et hyper-connectés, de plus en plus nombreux, est en marche. Et les entreprises sont prévenues: en France, un employé sur trois (37%) envisagerait de quitter son travail si l’usage d’appareils mobiles lui était refusé, affirme vendredi une étude européenne menée par le cabinet Vanson Bourne pour VMwar1 (logiciels de virtualisation et des infrastructures de Cloud Computing).

Selon cette enquête, 62% des salariés français pensent que l’entreprise ne leur procure pas les outils et applications mobiles nécessaires à leur productivité et à leur mission, ou trouvent que les règles d’utilisation des appareils mobiles ne sont pas assez flexibles pour faciliter un travail nomade efficace (64 %)…

2- L’absence de confidentialité des données des entreprises hébergées chez les opérateurs américains jette un pavé dans la mare (par Alain Garnier)

« La révélation de l’existence de Prism donne un coup de projecteur sur les données personnelles… certes importantes mais dont on sait déjà que, selon l’adage, « si c’est gratuit c’est vous le produit ». Ne faisons pas semblant d’être étonnés : nos recherches sur Google, nos photos sur Facebook, ou encore nos relations professionnelles dans LinkedIn ne nous appartiennent plus depuis longtemps.

…Le problème est plus grave pour les entreprises françaises et pour l’Etat. Depuis que le Cloud et le SaaS se sont développés, les clients des offreurs de services français leur rebattent les oreilles avec la sécurité… pour choisir parfois (souvent ?) des opérateurs américains. La plupart du temps, car ils sont « gros » et rassurants, ce qui en soi est déjà un problème…

Dans le cas qui nous intéresse, nous passons à une autre échelle. Prenez une entreprise qui a choisi Google pour sa messagerie, Office365 pour ses documents partagés et SalesForce pour son CRM. Si son activité est stratégique, qu’est ce qui empêche les autorités américaines de regarder un peu ce qui s’y passe quand un sujet économique d’importance survient ? Qui pourrait croire que ça n’arrive pas ?

Quand je vois la dépendance de ces institutions vis à vis de Microsoft… j’ai froid dans le dos … J’aimerais ici interpeler tous les décideurs, afin qu’ils y pensent à deux fois avant de continuer à confier sans réfléchir les données outre atlantique. Après cette tribune, qui suit de nombreux articles sur le sujet, ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. »

Ces articles m’inspirent 2 réflexions sur les réunions :

1 – A l’heure du numérique, la nouvelle génération ne comprend pas l’archaïsme de comptes rendus envoyés par mail comme une bouteille à la mer.

Elle ne comprend pas non plus ces pléthores de réunions où règne l’absence de transparence, où l’importance se mesure plus au nombre d’invitations aux réunions qu’à celui des actions traitées.

Fan de mobilité, elle sait que développer le travail entre les réunions est la chose la plus importante pour rendre les réunions utiles et agréables, plus courtes et efficaces.

2 – A l’heure de la mondialisation, l’argument de la sécurité pour « ne rien faire ou choisir d’attendre » une solution américaine connectée à PRISM est une véritable ineptie. (pour info, Meetings* est un service innovant et sécurisé, hébergé chez OVH à Lille).

Vous avez assez tardé, le ver est dans le fruit ! Il est temps de passer à la Réunion2.0.

C’est Zen le changement !

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