Ralentir mène au succès durable, que du bon sens...

Best of : Slow Business et Slow Meeting, même combat

C’est le temps du parcours de l’été…
Je vous ai concocté un petit parcours pour cet été.
Temps du lire ou relire tranquille.
Découverte pour les uns, révision pour les autres.

Vous avez bien bossé, avez trouvé vos neuf intelligences et où est logé votre bonheur. Il est maintenant temps de ralentir, pour y voir plus clair.

Connaissez-vous le Slow Business, sujet d’un livre écrit par Pierre Moniz-Barreto en janvier 2015 ? Il ne s’agit pas de ralentir pour ralentir, mais de ralentir pour conjuguer vie perso et vie pro, bien-être au travail et performance économique.
Son auteur nous propose des pistes concrètes pour éliminer le temps toxique à la recherche du « tempo giusto », le tempo idéal calé sur la pulsation vitale du cœur humain pour les musiciens.

Existe-t-il un tempo idéal pour le business ?

Le Slow Business commence à faire des adeptes outre-Atlantique et les entreprises françaises prennent ainsi progressivement conscience que des employés épanouis au travail sont un facteur clé de productivité car ils sont moins malades, moins absents et plus loyaux. Il est également une réponse au nouveau mal du siècle : le burnout, cet épuisement au travail généré par des rythmes excessifs.
Pierre Moniz-Barreto : « Trop souvent, nous allons à contre-sens de nos intérêts physiologiques, et il est fréquent de s’épuiser sans s’en rendre compte. »

Le Slow Business, comment ça marche ? 

C’est d’abord respecter les rythmes biologiques qui nous gouvernent.

Si le temps est un facteur clé de succès, cela veut dire aussi que la rapidité ne garantit pas la performance.
La décélération aussi peut être payante. La patience et l’endurance rapportent souvent plus que la rapidité sur une période plus longue.

Ce n’est donc pas un business ralenti, mais plutôt un business concentré sur les temps riches, libéré du temps toxique (réunionite, présentéisme, interruptions intempestives, pseudos urgences, etc.)

Cette démarche s’oppose à ce qui fait du travail une course effrénée : heures supplémentaires, rythme continu, pas de pause repas ou casse croûte devant l’écran. Le manque de concentration et la fatigue surviennent inévitablement pour diminuer la productivité.

Cela consiste à faire alterner des rythmes lents (pour la réflexion, l’analyse, l’apprentissage) avec des rythmes plus rapides pour l’action et à obtenir une coordination forte entre les acteurs pour plus de créativité et une performance collective de haut niveau.

Le bienfait de la sieste sur le lieu de travail pour ceux qui en ont besoin n’est plus à démontrer au bénéfice de la productivité des équipes.
Ce respect des rythmes qui prend en compte le repos et le confort permet de recouvrer rapidement de l’énergie et améliore la concentration sur le lieu de travail.
Pour le Slow Business, l’obtention des résultats doit primer les contrôles (issue de la transposition du pointage à l’école vers l’entreprise) pour créer la confiance.

Dans cet esprit, le mouvement ROWE (Results Only Work Environment) revendique aussi cette culture du résultat : «Chaque personne est libre de faire ce qu’elle veut, quand elle veut, du moment que le travail est fait.»

Le Slow Business, c’est une double recherche de la qualité : qualité de vie personnelle et qualité de travail.

Le but est une meilleure performance économique, obtenue en améliorant le résultat obtenu et minimisant les ressources consommées.

C’est un changement culturel à mettre en place au sein de toute l’organisation, visant à introduire plus d’humanité dans les relations de travail.

L’optimisme et la bonne humeur sont aussi un facteur de productivité. Il faut les cultiver, au sens premier du terme. (lire ou relire Best of : La Productivité du Bonheur)

Dans la jungle des licornes et autres animaux bizarres de l’internet, l’hypercroissance est la règle car dans le mindset des fonds d’investissement, le leader rafle la mise.
Mais même dans cet univers, certaines voix s’élèvent pour revendiquer un slow business qui ralentira l’explosion de la prochaine bulle Internet annoncé.

Dans notre monde, les nouvelles technologies ont introduit une surcharge permanente de notre cerveau avec la gestion du mail, la lecture des newsletters et le suivi des réseaux sociaux. Mais cette prétendue surcharge ne relève pas d’une nécessité absolue, c’est une question de gestion de priorité et d’urgence.

Pour une entreprise se mettre au Slow, c’est « se détacher du piège de l’activisme… Il faut apprendre à utiliser l’intelligence temporelle : travailler dur lorsque c’est bénéfique à l’entreprise, et prendre ensuite le temps de se reposer. Travailler trop dans une période où rien ne le justifie est néfaste. Il faut savoir profiter des périodes calmes pour ralentir la cadence et anticiper la prochaine charge de travail. » nous dit Pierre Moniz-Barreto.

Ce billet que j’avais écrit en juin dernier intitulé  Sujet du Bac : Se Réunir Moins est-ce Mieux ? rejoint cette idée du Slow business : il ne s’agit pas de faire des réunions plus lentes, mais de rendre les réunions plus utiles, avec plus d’interactions et plus agréables.

En passant à la Réunion Digitale, vous privilégiez de facto le rythme naturel de la collaboration asynchrone et synchrone et l’intelligence collective, alternant le travail individuel et le produire ensemble.

Lire ou relire :  Le multitâche tue votre cerveau et engendre le chaos réunion

Une certitude pour conclure : ceux que l’on appelle les « Millennials », Enfants du millénaire ou Digital Natives ont un vif intérêt pour la flexibilité, la liberté et la responsabilité.
On ne répondra pas à leurs attentes avec plus de « scolarisation du business »…

Zen la tendance Slow !

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