C'est où la Réunion ? Ya que des humains, on ferait mieux d'y aller !

Sujet du Bac : Se Réunir Moins est-ce Mieux ?

Après notre  dernier post sur le Lean Meeting et le gaspillage, ce sujet du bac de philo 2016 tombe à pic : « Travailler moins est-ce vivre mieux ? »
Comme par le passé, je me propose de hacker ce sujet pour le transformer en : «  Se réunir moins est-ce mieux ? »

Dans cette question élémentaire, on trouve une opposition souvent réductrice entre quantité et qualité.
D’autre part, dans l’idée de se réunir, il y est aussi question de lien social, de production collective, de plaisir collaboratif.

Tu fais quoi dimanche ?

Bien réviser avant l’été

Chaque jour, pour bien démarrer la journée Martino Pietropoli, architecte, photographe et cartooner italien nous propose de déguster son cartoon accompagné d’un verre d’eau sur The fluxus.
Je n’ai pas pu résister au plaisir de vous proposer son illustration pleine d’humour dans le dernier sprint avant l’été.

Et puis, je vous ai parfois abreuvé de sujets un peu lourds comme notre série sur la théorie du changement, la logique quantique de notre cerveau, la psychologie des nombres ou encore la Réunion Digitale : démarche top-down ou bottom-up ?
Alors vous avez bien mérité cette image tout en finesse, qui pourrait être un condensé de beaucoup de sujets que l’on retrouve dans les bonnes résolutions de début d’année ou … dans les causes de l’insatisfaction des réunions.

Une histoire qui donne la pêche !

Les réunions juteuses

Pourquoi changer ?

C’est un beau sujet d’actualité, politique, social, visiblement partagé dans beaucoup de pays en ce moment.
Cela pourrait être aussi le sujet du baccalauréat de cette année, exercice auquel on aime bien nous aussi se livrer (lire ou relire Passez le Bac de Philo 2014 avec myMeetings).
Comme dirait quelqu’un qui m’est cher : « on va vvvouarrr ».

Le changement est à portée de tous, c’est une évidence qu’il convient de rappeler sans cesse.
C’est un sujet que j’ai souvent abordé sur ce blog : lire ou relire Petit Pas à la Chinoise, Changement de Type 1 ou de Type 2.
Le changement important peut venir parfois d’une seule personne, c’est une évidence qu’il convient d’illustrer, souvent. Certes, tout le monde n’est pas Gandhi, mais ce n’est pas pour cela que l’on n’a pas le droit d’essayer des choses qui nous paraissent améliorer le monde.
Et parfois les choses prennent une belle tournure et de l’ampleur sans qu’on n’ait vraiment fait les choses pour cela, surtout si changer est avant tout une question de survie.
Après vous avoir parlé du film revigorant Demain, laissez-moi vous faire découvrir l’histoire de Joe Cross.
Elle est phénoménale, sans vouloir faire de jeu de mot.

Les grands leaders n'ont pas honte de se sentir coupables, et vous ?

Se Sentir Coupable, Signe de Leadership

Avoir le sentiment de culpabilité est un meilleur marqueur de leadership qu’être extraverti. Étonnant, non ?
Becky Schaumberg, Francis Flynn, Paul E. Holden, chercheurs à Stanford ont établi cette corrélation dans cet article, en conclusion de trois études.

Pas vraiment en phase avec les stéréotypes du moment, et pourtant, comme souvent à posteriori, cela sonne comme une évidence.
Pour la plupart d’entre nous, le leader typique est quelqu’un de sociable et optimiste. Mais ces chercheurs ouvrent une brèche dans ce stéréotype, révélant la tendance à se sentir coupable comme un signe inattendu annonciateur de leadership : « Les gens sujets à culpabilité ont tendance à se sentir fortement responsables des autres et de ce fait, les autres les perçoivent comme des leaders ».

Hamster connecté, ça fait pas envie

Coeur (de cible) brisé, il rompt avec Slack

J’ai été fasciné à la lecture de ce billet publié sur medium par Samuel Hulick, jeune designer d’interface américain, autant par son témoignage que par les réactions qu’il a suscitées sur le fait qu’il abandonnait Slack après l’avoir tant adoré.
Lancé en février 2014, Slack est l’outil de collaboration de la génération Facebook et Twitter qui propose une nouvelle manière de travailler en groupe… en temps réel.
Fin 2015, Slack a dépassé 1,5 millions d’utilisateurs – du jamais vu pour une application professionnelle – et bien sûr appartient au monde des licornes valorisées en milliards de dollars.
Alors pourquoi Samuel, cœur de cible et cœur déchiré, veut-il rompre avec Slack ?

Reproduire l'ambiance voiture de clown dans la salle de réunion ou de visio.

Comment saboter une réunion ? Voiture de clown et autre procédé

Les publications sur les réunions continuent de foisonner, venant de tous les continents et de toutes les générations.
Gregory Ciotti en est la parfaite illustration : jeune américain travaillant dans la startup  helpscout, un service internet de helpdesk ( knowledge management).
Le mois dernier, il a publié sur leur blog cet intéressant article « How to Sabotage Any Meeting ?».
Histoire de pimenter le billet de cette semaine, vous verrez que nous ne sommes pas tout à fait d’accord avec ses recommandations.
Il lance le sujet ainsi :
« C’est un triste exercice de comptabiliser les heures de travail perdues dans les réunions, car au cours de notre carrière, il y a malheureusement plus de mauvaises que de bonnes réunions… Avec l’expérience, j’ai appris à repérer les signes avant-coureurs des réunions ratées…».

Voici donc une liste des bonnes intentions qui risquent de faire dérailler votre prochaine réunion :

« Non merci, tu vois bien qu'on n'a pas le temps ! »

Pas le temps

Je suis, vous êtes, nous sommes tous débordés, nan ?
Cette réalisation de lego brésilienne est particulièrement inspirante, en pleine période de vacances hivernales.
Vu l’origine de l’auteur, cela montre bien que, latins ou anglo-saxons, nous sommes tous concernés.

Un Haikü (forme traditionnelle de poésie japonaise) du « Pas le temps ! » me semble approprié :

Dans cette jolie image, le multitâche brûle le glucose oxygéné alors que c'est le carburant dont on a besoin pour faire la tâche, c'est moche !

Le multitâche tue votre cerveau et engendre le chaos réunion

Chaque jour, je lutte pour repasser en mode monotâche les flux sans fin qui tentent de me distraire et m’incitent à travailler en multitâche.
Il y a quelques années, je me souviens avoir fait un stage pour récupérer des points de permis de conduire.
Son animateur avait commencé par nous expliquer que notre cerveau préhistorique n’était pas adapté à la multiplicité et à la vitesse des informations que notre cerveau doit absorber lors de la conduite, ce qui expliquait bon nombre d’accidents de la route.

Comme sur la route, certains d’entre nous pensent être des « maitres en multitâche » et que développer cette capacité est un avantage compétitif.
Daniel J Levitin, un neuroscientifique, dans son livre The organized Mind confirme que  nos cerveaux ne sont pas bien câblés pour exécuter plusieurs tâches à la fois… Quand les gens pensent qu’ils sont multitâches, ils ne font le plus souvent que passer d’une tâche à l’autre très rapidement. Et chaque fois qu’ils le font, il y a un coût cognitif.

Bref, la technologie nous rendrait moins efficace, moi qui pensais le contraire !

Viser juste, c'est parfois si simple, suffisait d'y penser

De l’urinoir à la réunion Nudge

J’adore les sujets décalés, surtout quand – à priori – il n’y a aucun rapport avec mon thème de prédilection, la réunion.
En l’occurrence, cette semaine, je vais vous parler de l’urinoir et des sciences du comportement, sujet découvert sur slate grâce à un de nos lecteurs.

L’histoire :
« En 2009, l’aéroport international d’Amsterdam Schipol a installé un nouveau type d’urinoir dans ses toilettes publiques, qui est depuis entré dans l’histoire des sciences du comportement. Ces urinoirs avaient un détail particulier : un autocollant représentant une petite mouche de fruit a été installé au fond de chaque cuvette, précisément à l’endroit où le filet d’urine est censé entrer en contact avec la céramique pour éviter toute éclaboussure sur le sol. Plutôt que d’installer des pancartes ordonnant aux voyageurs de « pisser droit » ou les culpabilisant en leur rappelant que des femmes de ménage passaient derrière leurs exploits, les responsables de l’aéroport avaient joué sur un comportement réflexe quasi-universel : quand ils urinent, les hommes ne peuvent résister à l’attrait d’une cible à viser sur la cuvette, et ont tendance à orienter le jet d’urine vers cette distraction… Les frais de nettoyage du sol avaient été réduits de 80% après l’installation des urinoirs. »

1 2 3 4 5