Productivité du Bonheur

A quand un indicateur de MQ au travail ? Le roi du Bhoutan, Jigme Singye Wangchuck, a instauré le Bonheur Intérieur Brut en 1972…

En me suggérant de lire cet article de Susie Cranston and Scott Keller paru en janvier 2013, Laurent, fan de McKinsey et de Meetings*, a encore frappé: « How increasing the ‘Meaning Quotient’ (MQ) of work ? » ou « Comment booster le « Quotient de Sens » au travail ? »

Les 2 auteurs démarrent en s’interrogeant sur les qualités des performeurs extrêmes de la musique ou du sport pour trouver ce qui créé la performance dans l’entreprise, le désir collectif du dépassement de soi.
Ce qui m’épate toujours, c’est la capacité de nos amis anglo-saxons à créer des acronymes plus vendeurs (de service ?) les uns que les autres, jugez en plutôt :

  • Le IQ (Intellectual Quotient) se définit comme la capacité, la clarté des rôles, une compréhension claire des objectifs et de l’accès aux connaissances et aux ressources nécessaires pour faire le travail.
    Lorsque le IQ d’un environnement de travail est faible, l’énergie des employés est détournée et souvent consommée en contradictions.
  •  Le EQ (Emotional Quotient) se définit comme la qualité des interactions entre les personnes impliquées, basée sur la confiance, le respect et l’humour, le sentiment d’être dans le même bateau.
    Lorsque le EQ manque au sein d’une équipe, l’énergie est consommée sous forme de politique de bureau, de management de l’ego, avec de piètres résultats en termes de productivité.
  •  Le MQ (Meaning Quotient) c’est le quotient du sens au travail : c’est l’excitation générée par des enjeux élevés, le défi de faire quelque chose qui n’a pas été fait auparavant.
    Lorsque MQ est faible, les employés mettent moins d’énergie dans leur travail et le considèrent comme «un simple travail » qui ne leur donne guère plus qu’un chèque en fin de mois.

Bien que IQ et EQ soient absolument nécessaires pour créer les conditions pour des performances de pointe, ils sont loin d’être suffisants. Il faut aussi que le MQ soit au top.

Selon une  vaste étude réalisée auprès de cadres dirigeants, un faible MQ divise la productivité par cinq, ce qui est pourtant le niveau moyen de motivation constaté au travail.
Imaginez seulement un modeste doublement de ce résultat !

Alors, histoire d’être concret ( anglo-saxon en quelque sorte), commencez en choisissant un terrain de jeu bien connu : vos réunions !
Comment hausser les niveaux  d’IQ, EQ et MQ ? en passant à la Réunion2.0   :

  1. Pour plus d’ IQ = facilitez l’accès à l’intelligence collective en utilisant le bon outil (boostez la collaboration AVANT/PENDANT/APRES vos réunions, toutes les informations facilement accessibles, en un seul endroit)
  2. Pour plus d’EQ = progressivement, limitez les participants à ceux qui sont actifs, s’engagent sur des actions, apportent réflexions et concret (et libérer le temps des autres, avec le statut « pour info »)
  3. Pour plus d’MQ = identifiez et arrêtez les réunions qui ne servent à rien (Meetings* vous y aidera vite)

Et si max(IQ+EQ+MQ) = max(Bonheur au travail) ?
Pour conclure sur cette « productivité du bonheur »,  j’aime bien cette analogie dont je ne me lasse pas : «Les réunions sont généralement pratiquées comme un sport individuel alors qu’il s’agit d’un sport collectif ».

Trouvez le sens, ça rend Zen !