Changements : petits pas à la Chinoise ou Big bang, vous avez le choix

Le changement, petits pas à la chinoise ou big bang

Qu’y a-t-il dans l’ADN de la réunion qui en fait un sujet éternel ?

Notre série de post sur Le changement, grâce à la lecture de Paul Watzlawick vous a beaucoup fait réagir et a soulevé des interrogations bien légitimes.
Tenter d’y répondre, c’est donc notre objectif de cette semaine en pleine COP21…
J’ai cru comprendre que pour la planète un changement radical (donc de type 2) était absolument nécessaire. Et cependant, il semble qu’on applique une stratégie de type 1. Qu’est-ce qui sera le plus efficace ? Les images des habitants de Pékin dans une invraisemblable pollution ou les raisonnements scientifiques démontrant qu’un réchauffement de +2° en 2100 serait insupportable ?

Pour permettre à tous de se raccrocher au sujet, petit rappel des trois semaines précédentes :
D’abord, dans le premier post intitulé Le paradoxe qui mine vos réunions, nous avons exploré les changements de type 1 qui produisent l’effet inverse du but recherché.
Puis dans le second intitulé Les terribles simplifications et paradoxes qui polluent vos réunions, nous avons étudié ce qui pollue les interactions de nos réunions.
Enfin, dans le troisième, Faites sortir vos réunions de la bouteille à mouche, nous avons présenté les changements de type 2, ce qui consiste à sortir du cadre pour changer la réalité perçue pour obtenir un « vrai changement » qui ne peut venir d’une démarche analytique et raisonnée.

Question de Valérie : Est-ce que les changements de type 1 valent moins que les changements de type 2 ? Faut-il, pour bien comprendre, distinguer améliorations et changements véritables ?

Excellentes questions. Il me semble que les changements de type 1 ou 2 font partie d’un même désir de progrès.
C’est la même problématique quand on parle d’innovation incrémentale et d’innovation de rupture.
Parfois nous avons besoin d’améliorer l’existant et dans certains cas cela ne fonctionne pas. Ce sont ces résistances qu’il faut analyser pour comprendre les limites des changements de type 1. C’est alors qu’il faut viser un changement véritable et radical de type 2. Dans ce cas la méthode est de changer de cadre, introduire un élément inattendu, intégrer un fait nouveau.
Dans l’exemple des réunions, quand celles-ci stagnent et se transforment en réunionite, malgré toutes vos tentatives de les améliorer, votre seule volonté ne suffira pas. Il faut alors introduire un facteur nouveau, par exemple passer à la réunion digitale et/ou expérimenter de nouvelles façons d’interagir comme suggérées dans le troisième post. Seul un changement de type 2 permettra de sortir de leur bouteille à mouche la plupart des 100 millions de cadres de la planète monde qui font des réunions et qui continuent d’envoyer des comptes rendus par mail comme des bouteilles à la mer.

Question de Romain : La démarche Lean basée sur l’analyse des causes n’a-t-elle pas suffisamment fait ses preuves ?

Oui, bien sûr. La démarche d’amélioration continue des réunions est un vrai sujet, mais seulement une fois que le vrai changement a été opéré et que vous êtes passé à la réunion digitale.
Entrer dans une démarche d’amélioration continue prend alors tout son sens. Utiliser la viralité du web pour diffuser et améliorer les bonnes pratiques devient un vrai levier d’amélioration de l’efficacité individuelle et collective.
Il est alors question de créer de nouvelles habitudes de travail en profitant du digital et du travail en mobilité.
Nous en avons souvent parlé en particulier dans les post Lean Meetings et 21 jours pour changer.

Question de Dominique : Le « Why How What » si cher à Steve Jobs n’a-t-il plus de sens ?

Cette communication par le Why a bien tout son sens, nous en sommes vraiment fan.
Relire à ce propos : Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites
Mais il faut distinguer les démarches de communication et de collaboration.
Une fois le Why partagé par l’équipe, il va bien falloir arriver au What du Plan d’Action, pour que les mots (les comptes rendus) se transforment en actes (Plans d’Action).

Question d’Adrien : On ne pourrait donc pas changer réellement en constatant les dysfonctionnements, en en analysant les causes, en proposant et débattant des solutions et en décidant de plans d’actions, ce qui parait contradictoire avec l’apport de votre solution MyMeetings ?

C’est vraiment une intéressante question, mais je ne crois pas que cela soit contradictoire.
Les nombreuses publications sur les bonnes pratiques (nous-mêmes tentons d’y contribuer chaque semaine depuis 2010) foisonnent. Les formations à la conduite de réunion existent.
Rendre les réunions efficaces continue d’être débattu par de grands dirigeants et de faire l’objet d’études de toute part.
Il est peut-être temps de mettre l’huile à l’extérieur sur la fenêtre pour voir si elle gèle quand il fait froid plutôt que d’interroger Aristote, non ? (référence au précédent post)

Quand le problème persiste c’est sans doute la solution qui est le problème !
Alors, il est temps de changer vraiment et de passer à la réunion digitale !

Merci mille fois à toutes et tous pour vos questions pleines d’intérêt.

Zen le vrai changement !