La Réunion 2.0 : flicage ou liberté retrouvée ?

La perception du danger, question de posture et d’engagement ?

Cette question du « big brother » m’est souvent posée.
Invariablement, ma réponse est : « ça dépend… »
L’expérience de la mise en place de la Réunion2.0 avec MyMeetings est à ce propos édifiante.
Ce que nous pouvons dire de son utilisation avec le recul, en particulier dans les grandes entreprises ( en usage « pro » la question ne se pose pas) :

Il y a deux causes d’échecs cuisants :

  • c’est quand le manager dit « c’est bien mais pour les autres », là c’est perdu d’avance, sans exemplarité tout le monde va tricher
  • c’est quand le manager pense qu’il pourra « mieux fliquer son équipe » ; ça aussi, ça ne marche pas, ça ne marchera jamais

Et il y a deux causes principales de succès :

dans une démarche top-down : le manager décide que l’utilisation de MyMeetings s’inscrit dans un management de la transparence qui profite à tous, mixe les enjeux individuels et la performance collective,

dans une démarche bottom-up : quand le manager décide de développer ses propres compétences collaboratives et numériques (son art personnel de la réunion). Il entraîne alors son équipe dans le travail collaboratif et crée une culture décomplexée par sa capacité à animer ses projets de façon collaborative (AVANT/APRES/PENDANT les réunions), « je gagne quand mon équipe gagne ».

J’ai coutume de dire que « ce n’est pas l’outil qui fait le changement, mais sans outil qu’il est dur de changer ! ».

Mais pourquoi changer et passer à la Réunion 2.0 ?

Les freins :

  • sauf pour quelques geeks ou innovateurs, le changement n’est pas confortable (il faut 21 jours pour changer)
  • pourquoi être le premier et prendre des risques alors que le consensus sur l’improductivité des réunions est un lieu commun bien installé ?
  • pourquoi remettre en cause la vision traditionnelle du pouvoir en entreprise alors qu’afficher sa participation à de nombreuses réunions est un totem de pouvoir et de super activité ?
  • l’absence de recul et le « business as usual » tout simplement (et pourtant L’iceberg des réunions est en train de fondre)

Les moteurs :

  •  la roue tourne, les nouvelles générations arrivent comme des vagues avec des pratiques numériques de mobilité ancrées dans leur ADN
  • le mail est devenue la pratique la plus généralisée du travail collaboratif en entreprise: il est aujourd’hui saturé et inadapté, le mail, couteau suisse de votre business ? Hum hum
  • les entreprises les plus performantes adoptent de nouvelles pratiques, après Google, les réunions chez Apple,  meetings en holacratie chez Zapos
  • l’arrivée du SaaS (Software as a Service = abonnement à des services hébergés) rend négligeable le coût des outils numériques face à la création de valeur et permet un démarrage immédiat
  • les gains de temps et de productivité à engranger sont énormes (ne jamais perdre le fil, tout retrouver tout le temps, dans son contexte, instantanément)
  • retrouver du temps libre, collaborer en mobilité (dans les transports, entre deux RV, en poirotant dans une file d’attente…)

Grâce à la collaboration numérique, rentrer plus vite à la maison, rééquilibrer vie personnelle et vie professionnelle au bénéfice de tous, famille et entreprise, voilà une vraie raison personnelle de changer.

Zen la liberté retrouvée !

Comments:0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.