L’Océan Bleu des Réunions

Baigner dans un océan bleu…et zen…
Ca marche aussi pour la réunion (marché de 10 milliards d’heures de réunion par an)

La semaine dernière, lors d’une rencontre entre entrepreneurs, nous avons discuté de stratégie, d’innovation et de croissance.
Bien entendu, l’ouvrage « Blue Ocean Strategy » écrit par  W. Chan Kim et Renée Mauborgne, chercheurs à l’INSEAD, est rapidement venu au cœur des discussions.

C’est, Cyrille K, un étudiant en stage dans notre entreprise, qui me l’avait fait découvrir en 2005.
Les auteurs proposent une nouvelle approche de la stratégie d’entreprise particulièrement appréciée à l’ère du plongeon de notre société dans le numérique.
Elle s’appuie sur la métaphore des océans rouges et océans bleus pour décrire le marché :

L’océan rouge, c’est l’océan traditionnel, le bain de sang de la compétition (d’où sa couleur rouge), la lutte par la baisse des coûts et la taille critique, là où les rachats et les opportunités de croissances sont rares à saisir.

L’océan bleu est une analogie pour décrire l’immensité de marché potentiel non exploré. C’est un marché inconnu, où la compétition n’existe pas encore car les règles du jeu n’y sont pas encore écrites (pensez à la nouvelle façon de consommer la musique par exemple).

L’océan bleu, c’est l’innovation pilotée par l’usage, qui créé immédiatement de la valeur pour le client utilisateur et génère une croissance accélérée des entreprises qui ont réussi à y plonger.
Quelques exemples : l’Ipad d’Apple, la friteuse sans huile de SEB, ou encore le Cirque du Soleil (exemple développé par les auteurs) qui a révolutionné le cirque traditionnel par l’apport du théâtre et de l’opéra…

Cette approche est aussi une critique de la vision générique et réductrice de Michael Porter qui limite les choix possibles des entreprises à deux options stratégiques : la domination par les coûts ou le positionnement de niche.

Selon les auteurs, l’objectif des entreprises devrait être de créer en permanence de nouveaux Océans Bleus, car avec l’arrivée de concurrents ayant une stratégie d’imitation, ceux-ci ont tendance à devenir des Océans Rouges.

Or, comment imaginer que cette recherche de nouveaux horizons se fasse avec des méthodes de travail archaïques issues du siècle passé ?

Comment concevoir que les managers et leurs équipes qui se réunissent pour explorer de nouveaux océans de croissance en soient encore à s’envoyer des comptes rendus par mail ?

Comment imaginer que ces mêmes équipes passent leur temps à chercher leurs plans d’actions dans leur mail ou sur leur bureau d’ordinateur ?  à rejouer sans cesse les réunions précédentes ? à développer le yakafaucon ? à avoir 70% des actions en retard ?

La réunion a aussi son Océan bleu : celui où l’histoire s’écrit en continu par des équipes motivées, où la collaboration se déroule comme une histoire AVANT/PENDANT/APRES, avec des équipes qui ont plaisir à se réunir, à retrouver leur collaboration dans un espace centralisé, cohérent, fédérateur. Cet Océan bleu, nous l’avons baptisé Réunion 2.0.

Alors, fuyez le bain de sang de la Réunionite pour plonger dans l’Océan Bleu de la Réunion 2.0 !

Zen l’Océan bleu !

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