Homo Numéricus

Streets Austin
La police à Austin ?

J’étais à Austin au Texas avec une équipe d’entrepreneurs, de veilleurs et de journalistes  français, à l’occasion du SXSW, le salon très branché de l’interactivité…

De Geeksland, on perçoit la vie numérique comme un prolongement de la vraie vie ; l’identité est unique, fusionnelle entre vie privée, publique et professionnelle.

On parle ici de réseau social, du souhait de maintenir le lien avec une communauté (laquelle ? quand on des milliers de followers ou d’amis), de gérer son image sociale, sa notoriété…

On peut aussi s’en inquiéter, percevoir cette évolution comme nouveau réducteur d’activité physique pour l’homme qui vit rivé à son écran…

La trace numérique qui est laissée sur la toile est potentiellement énorme.

La vie est-elle possible sans capacité d’oubli ?

Je m’imagine chaque matin devant ma glace numérique googlisant mon nom pour voir ce qui remonte…

Quel cauchemar ! Le meilleur pour s’y vautrer, le pire pour se flageller…

Nous ne sommes pas à égalité devant la vie numérique pas plus que dans la vraie vie.

Et sans une absolue prudence, sans compréhension numérique, notre capacité d’oubli sera sérieusement mise à mal, l’Homo Numéricus aussi, dévoré par sa vie numérique.

Pouvons-nous faire l’économie de cette présence obsessionnelle ?

Comment malaxer instantanéité et sagesse ? Trouver un équilibre entre vraie vie et vie numérique ?

Ce que je sais, c’est que je ne veux pas, devenir un « PON » (Potentiel Obèse Numérique)

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