J'aime bien les règles 5 et 6 ;-)
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Votre bonheur est-il logé dans votre cerveau ?

J’espère vous avoir convaincu(e) la semaine dernière que votre intelligence peut grandir toute au long de votre vie ! Plutôt une bonne nouvelle, non ?
Ce n’est pas tout : p’têt ben que vous avez aussi en vous la capacité à être heureux

J’ai écouté à ce propos une intéressante émission sur France culture basée sur un dossier de Science et Vie intitulée La science a-telle déniché le bonheur ?

Que nous disent les chercheurs en neurosciences, primatologie et économie ?
Trois angles d’attaques intéressants pour essayer de répondre à cette question : « Est ce qu’il y a aurait quelque part dans notre cerveau une zone du bonheur que l’on pourrait stimuler et développer soi-même ? »

Et bien la réponse est… lisez plutôt.

Le bonheur n’est donc plus juste un sujet philosophique mais aussi un sujet d’étude scientifique.
Les scientifiques partis en quête des sources de ce sentiment de plénitude ont découvert sa complexité.
C’est à une véritable mécanique que nous avons affaire.

Le bonheur se nicherait ainsi pour un tiers dans nos gènes – d’où les inégalités entre individus – un tiers dans notre cerveau et un tiers dans notre corps.

Le bonheur est plus un chemin qu’un but.
Pour la science, il y a une différence entre plaisir et bonheur.
Le plaisir est immédiat, à court terme, alors que le bonheur nécessite une construction, une quête, s’inscrit dans la durée.
Un poisson rouge quand il voit sa nourriture dans l’eau est immédiatement heureux mais le singe doit imaginer une stratégie et faire des efforts pour trouver sa nourriture dans la forêt, ce qui est sa récompense pour être heureux.
Pour tenter de comprendre, on étudie les circuits de la récompense : comment le cerveau fait ses choix et comment l’apprentissage vise à reproduire un circuit précédemment récompensé.
Si le bonheur n’est qu’un but, il devient une obsession et sa quête, source de stress.
Lire ou relire à ce propos : Le test du Marshmallow

Le bonheur n’est pas durable.
Il n’est jamais définitif.
Les études montrent qu’en moyenne, il dure 3 ans pour une femme lors de la naissance d’un enfant, 2 ans pour le mariage.
C’est donc une course sans fin, ce n’est pas l’absolu qui compte, c’est l’écart entre ce que l’on vit et ce que l’on attend…
C’est un peu l’histoire de la poule et l’œuf : est ce que je suis heureux parce que je fais quelque chose d’agréable ou c’est cette chose agréable qui me rend plus heureux ?
Lire ou relire à ce propos : l’adaptation hédonique

Le bonheur semble protéger.
En imagerie médicale, on peut mesurer le sentiment de bien-être dans le cerveau : des régions du cerveau s’allument ou non en fonction du bien être ressenti.
Cela marche quelle que soit l’espèce.
On peut donc en déduire qu’un individu est heureux quand certaines zones de son cortex sont allumées.
En génétique l’aspect du gène 5HTT permet de déduire la prédisposition au stress, quelque part le contraire du bonheur.
La recherche continue d’avancer sur d’autres marqueurs comme le cortisol, l’hormone du stress, la dopamine, un neurotransmetteur, etc.
Le sentiment d’être plus ou moins heureux impacte notre corps de façon mesurable : notre système cardiovasculaire, immunitaire, hormonal.

Le bonheur est relatif.
En économie, on analyser le ressenti des gens depuis une vingtaine d’années.
On parle ici d’économie du Bonheur et d’un cheminement : anticipation, choix, action et validation.
Notre capacité d’anticipation de ce cheminement va influer la corrélation entre sentiment d’être heureux et les mots clés de notre économie : emploi, logement, temps de trajet, relation sociale, inégalités, croissance…
On retrouve d’ailleurs bien cette corrélation entre la carte génétique de la population du monde et le sentiment d’être heureux (et la France arrive en queue de peloton)
Actuellement, il y a des projets big data pour analyser les combinaisons de mots clés que les gens tapent dans google selon leur sentiment de bien-être ou pas, la corrélation avec des événements, selon leur origine, on les compare avec des résultats d’enquêtes périodiques.

Le bonheur est manipulable.
Notre prédisposition biologique inégalitaire -on n’a pas tous les mêmes chances d’être heureux- n’est pas une fatalité insurmontable.
Au poker, on peut avoir un jeu pourri, mais on peut gagner quand même, par la stratégie, la compétence, le bluff.
De la même façon, on est capable de manipuler notre niveau d’attente et de recherche de la récompense, ce chemin du bonheur, grâce à notre cerveau et notre façon d’agir avec des effets probants.
Par exemple, il a été démontré en milieu hospitalier que la méditation, qui procure un sentiment de bien-être profond,  favorise la cicatrisation.
Les chercheurs estiment donc que notre degré d’aptitude au bonheur est une caractéristique personnelle.
Pour être heureux, il faut donc compter sur nous-mêmes car par chance, le bonheur n’est pas seulement génétique.

Si le sentiment du bonheur est le souvenir ou l’anticipation d’un plaisir, c’est donc qu’il est bien stocké dans notre cerveau.
Cerise sur le gâteau : la puissance de notre cerveau permet même d’augmenter notre bonheur à ceux qui le veulent !

Pour rebondir sur notre sujet Réunion afin que celles-ci soient Heureuses, il nous suffit de quatre mots : anticipation, choix, action et validation.
Et je rajouterais bien un cinquième pour ceux qui suivent : Ensemble.
Et mon TOUT est : La Réunion Digitale bien sûr !

Zen notre cerveau manipulateur !

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