Quel manager êtes-vous ?

A nous de jouer !

Mardi dernier,  je participais à l’organisation de la première session de formation Meetings* à l’école Arts et Métiers ParisTech.

Le but est de former un premier cercle de futurs ingénieurs et managers à la Réunion 2.0.
Le débat a aussi porté entre Christophe, le Directeur des relations Entreprise, les étudiants et nous-mêmes sur ce qui fera le bon profil du manager de demain.
Paul, étudiant en dernière année et président de la Junior Entreprise a alors évoqué  l’article des Echos de Laurance N’KAOUA « Le portrait-robot du manager idéal » (Etude BVA / cabinet BPI auprès des salariés de onze pays).

« Aux yeux des salariés, la qualité la plus importante d’un bon manager est son aptitude à… « la planification et à l’organisation ».
Au palmarès des « qualités les plus attendues » se trouvent aussi la capacité :
– « à motiver »,
– « à communiquer et à expliquer ses décisions »
– ainsi qu’à « reconnaître la qualité du travail de ses collaborateurs » (surtout en France).
L’éthique, en revanche, est reléguée parmi les « cinq qualités les moins importantes ». « Dans un univers déstabilisé, l’éthique est rarement une préoccupation immédiate », explique Laurent Lepez, associé chez Managing Worldwide.
Balayés également « l’ouverture d’esprit » ou le fait de « déléguer sans contrôler constamment ».

Enfin, notamment au regard des Français (à 49 %), le management n’est pas affaire d’intuition : « L’intuitif renvoie à l’arbitraire », poursuit Brice Maillé. Or la crise a réveillé les peurs. « Sur fond de chômage accru, de mondialisation croissante ou de recours parfois trop systématique aux nouvelles technologies, les gens deviennent anxieux », analyse Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric et coauteur d’un rapport sur le bien-être et l’efficacité au travail.

L’étude est formelle : la majorité des collaborateurs (entre 58 % et 79 %) jugent primordial l’impact de leur supérieur direct sur leur attachement à l’entreprise.
Quant aux efforts supplémentaires à fournir pour incarner un manager idéal, les salariés plaident pour davantage d’écoute, de communication, de confiance et de reconnaissance. A l’inverse, le développement des compétences ou la communication sur la stratégie de l’entreprise leur importent peu.

Pertes de repères du fait de la crise et de la tourmente financière ? Besoin d’être rassuré qui réduit le manager à un super chef de projet ?
Ou plutôt rappel de l’essence même d’une collaboration voulue pragmatique et transparente ….sans l’arbitraire et la litanie du yaka fauqu’on ?

Bien sûr, nous sommes tous lucides sur la conséquence que la crise a sur le moral des salariés.
Mais toute crise a une fin et cette nouvelle génération qui arrive en entreprise me rend plutôt optimiste et me fait pencher pour un désir d’efficacité et de transparence, plus conforme à notre vision du manager qui écoute, délègue et décide.

Cette formation des étudiants à la pratique de la Réunion 2.0 avec Meetings* a été un grand moment d’échange et de partage. C’est une population optimiste, à l’esprit vif et ouvert, qui a vite percuté et avec qui nous avons rendu un hommage bruyant à Bacchus pendant le déjeuner à l’école de Chimie 😉
Mais sans doute le plus étonnant, c’est l’environnement industriel de machines outils, au milieu de laquelle se trouvait la salle de formation internet.
OUI, il est assez inhabituel et émouvant de voir des machines en plein PARIS, des gens pleins de talents, d’idées et d’énergie pour les faire marcher et en inventer de nouvelles !

Produisez Zen !