Il a rêvé de changer le monde, pourquoi pas ?
Il a rêvé de changer le monde, pourquoi pas ?

Pourquoi Pas

Après vous avoir souvent parlé du Pourquoi, je ne pouvais finir l’année sans un Pourquoi pas.
Apparent Paradoxe, histoire de partir en bulles pendant les fêtes ?
Ou plutôt côtés pile et face d’une même pièce de monnaie ?
Dans ce Pourquoi Pas il y a quelque chose qui mène au pourquoi… il faut faire.

Pourquoi (ne) pas prendre son temps

Parce que penser longuement et sérieusement à ce qu’on doit faire ne nous aide pas vraiment à LE FAIRE.
En fait, trop penser nous éloigne de l’action et la rend de plus en plus difficile à accomplir.
Il ne s’agit pas de suivre chaque impulsion ou à contrario, de ne rien faire pour son futur.
Trop de l’une ou de l’autre et on bascule vite de procrastinateur à stakhanoviste.
En fait, pour réussir, même les geeks qui ont vu naître Twitter à Austin doivent respecter une sorte de loi de Pareto, un 20/80 entre penser et agir.
C’est grâce à cette expérience du SXSW d’Austin en 2010, dans l’avion du retour, que j’ai décidé et pris l’habitude d’écrire chaque semaine.
Cette décision a changé ma vie.

Pourquoi (ne) pas faire parfait

J’en ai déjà beaucoup parlé ici ou là.
Dans les startups internet, on connait bien ce syndrome du perfectionnisme.
On pense que l’appli que l’on réalise n’est jamais assez bien pour la mettre dans les mains de ses premiers utilisateurs.
Animé par la pensée de faire une première appli parfaite, on se prive alors de leur feedback rapide.
On consomme du temps et de l’argent pour développer des fonctionnalités non utilisées.
On ne constate pas réellement ce qui marche ou pas, on génère un fossé entre son équipe et les utilisateurs.
Le risque du Yakafaucon est bien réel.
Il faut FAIRE, surtout dans les phases de création nouvelle.

Pourquoi (ne) pas éviter l’Effet Lucifer

En 1971, Philip Zimbardo réalise une étude de psychologie en demandant à une vingtaine d’étudiants de Stanford sélectionnés pour leur stabilité et leur maturité, de jouer des rôles de gardiens et de prisonniers.
Cette étude visait à étudier le comportement de personnes ordinaires dans un contexte carcéral et d’en mesurer l’impact.
Elle a été une démonstration très crue que c’était la situation qui était à l’origine de leurs comportements parfois à l’opposé de leurs valeurs fondamentales très fortes et non leur personnalité.L’expérience s’est avérée tellement violente qu’elle a dû être stoppée avant la fin des deux semaines initialement prévues et a été baptisée Effet Lucifer.

L’action influe donc fortement notre personnalité en nous plongeant dans une situation nouvelle et nous faisant jouer un nouveau rôle.
Elle seule peut vraiment permettre de valider ou pas nos bonnes idées, constater leur impact sur ce que nous sommes ou deviendrons.
De même, le rôle en équipe est primordial.
je vous en ai déjà abondamment parlé : « nul n’est parfait, mais une équipe peut l’être » (Meredith Belbin)
« Une idée sans exécution est un songe ». (Saint-Simon,1829, Mémoires)

Pourquoi (ne) pas ignorer la stratégie

En entreprise, il y a un paradoxe qui nous torture le mental : quand on veut lancer une nouvelle activité, quelle stratégie adopter ?
Avoir une stratégie, c’est faire des choix clairs en terme de choix de clients, d’offre et du comment on s’organise.
Mais avoir une stratégie très précise peut s’avérer extrêmement risqué en cas d’échec.
Tout le monde n’est pas Steve Jobs : Il a  été le père d’échecs retentissants et de succès tout aussi grandioses.
Il a frôlé la faillite et s’est fait éjecter d’Apple en 1985 puis a rebondi comme une balle en reprenant 10 ans plus tard la tête d’Apple avec le succès qu’on lui connaît.
Le Newton fut un cuisant échec en 1993 puis un succès planétaire connu sous le nom d’iPhone en 2007.
Mais si ne pas avoir de stratégie paraît beaucoup moins risqué au départ, c’est souvent aussi choisir de rester en mode survie et accepter une performance médiocre.
Sans stratégie, pas de vrai succès.

Alors, pourquoi pas ?

Certes, au moment du grand plongeon, c’est un grand moment de solitude qui tue 99% de nos rêves.
Pour se lancer, pas de recette, juste du pragmatisme face à une vie qui est bien courte, et de se dire après tout, pourquoi ne pas le faire ?

Parce que :

  • Seule l’action crée la sérendipité : à l’origine de beaucoup de découvertes accidentelles et source de profonds changements
  • Une première réalisation rapide et modeste de son idée limite les risques :  à la façon des startups, elle permet de tester rapidement l’intérêt concret à l’aide d’un MVP (Minimum Viable Product)
  • L’échec ou le succès ne sont pas une remise en cause de ce que l’on est : c’est juste un résultat et un feedback pour la suite
  • On peut décider de stopper en cas d’échec : ne pas confondre pugnacité et acharnement thérapeutique
  • On se donne plus de chances de réussir le coup d’après : lire ou relire La Failcon, la Réunion des Loosers

Pourquoi Pas ? Ces deux mots reflètent une attitude ouverte et positive.
Ils nous incitent à écouter, agir et collaborer avec les autres.

C’est grâce à ce Pourquoi Pas que j’ai conçu le Parcours des Idées que certains d’entre vous ont déjà commencé à pratiquer en école ou en entreprise.
Et les premiers feedbacks sont clairs : ça aurait été dommage de s’en priver !

Pourquoi pas être Zen !

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