La conclusion de cette fable fait réfléchir : « Fi du plaisir que la crainte peut corrompre »
La conclusion de cette fable fait réfléchir : « Fi du plaisir que la crainte peut corrompre »

Le Rat de Ville et le Rat des Champs à la table de la Transformation Digitale

Partout, tout le temps, on entend parler de Transformation.
En politique, c’est transformer plutôt que redresser, « changer le logiciel » comme ils nous disent, sans trop savoir comment on fait un logiciel pour la plupart !

Dans le monde de l’entreprise, on y parle de Transformation Digitale.
Il y a quelques années, on parlait d’Entreprise 2.0, j’ai même entendu parler d’Entreprise 0 mail, par quelqu’un de pourtant sérieux.

Aujourd’hui, au cœur de cette transformation, on annonce un combat entre les Milleniums et les Baby-boomers.
Après la lutte des classes, ce serait donc celle des générations.

Il semblerait que cela ne soit que la moitié de l’histoire. Parlons du Brexit.

La décision fatale de la Grande-Bretagne de quitter l’UE a été exprimée comme une amère fracture entre jeunes et vieux.
C’est une vieille rengaine, celle des Baby-boomers égoïstes accroupis sur l’avenir aux dépens des millénaires qui courent après l’espoir de réussir.

En 1668, Jean de La Fontaine illustrait l’impact de la différence des modes de vie et de l’environnement.dans sa fable le Rat de Ville et le Rat des Champs,
C’est Esope qui a inspiré Jean de La Fontaine qui a écrit cette fable 25 siècles plus tard.
4 siècles plus loin, c’est toujours vrai : le Brexit illustre comment les citadins voient le monde différemment avec l’émergence des Villes-Etats.
Londres était la principale région à voter de façon écrasante pour rester dans l’UE.
Les élites de la ville, liées aux grandes sociétés et aux finances internationales, ont été des gagnants réguliers de ce nouveau monde aux frontières poreuses.
Ils ne se réveillent pas tous les matins en vue d’une usine abandonnée et ne comprennent pas pourquoi quelqu’un voterait contre leur faciliter leurs weekends à St Tropez ou Barcelone.
Sadiq Khan, le nouveau Maire de cette super-ville de Londres, encouragé par le soutien écrasant de la ville à l’UE, demande plus d’indépendance financière et de gestion.

Cette accélération du XXIe siècle vers des Villes-Etats sera-t-elle une force pour une plus grande productivité ou juste une nouvelle instabilité ?

  • Le POUR :
    Les villes se développent rapidement aujourd’hui, parce que l’échelle compte.
    Quand elles grandissent les villes deviennent plus productives et créatives, contrairement aux entreprises.
    Les villes sont des réacteurs sociaux : plus les gens vivent dans un endroit, plus il est facile de faciliter les interactions humaines, l’échange d’idées et de collaborations créatives.
    Les décisions d’innovation et d’investissement sont de plus en plus influencées par l’interaction entre les villes et les entreprises mondiales plutôt que par la régulation rigoureuse entre les pays et les alliances régionales.
  • Le CONTRE :
    Cette tendance à l’ultra-densité urbaine ne fait qu’élargir l’écart entre riches et pauvres, en ville et à la campagne.
    Imaginez l’avenir des puissantes villes-états comme Londres, New York, Paris, Tokyo ou Shanghai, peuplées par des privilégiés, protégées de hauts murs et par une surveillance constante d’essaims de drones et d’IA, où les travailleurs indépendants rempliraient les tâches ne pouvant être automatisées par des robots.
    Ils entreraient chaque jour dans ces citadelles du futur et pointeraient en sortant de façon transparente avec leur mobile.
    Triste retour de ce qui se passait à Athènes à l’antiquité où seuls 10% des habitants accédaient à la citoyenneté.

Lutter contre la montée des villes-États semble un exploit impossible.
La crainte du Rat des Champs ne protège pas du danger.
Il faut plutôt accompagner cette accélération de la Transformation en cours, assurer une distribution plus large des avantages de la mondialisation, au sein des villes et les campagnes.
L’introduction des zones rurales et régionales dans l’arène mondiale ne réussira pas avec une rhétorique populiste mais plutôt avec une approche pragmatique et volontaire de l’investissement dans les liaisons et une économie adaptée avec et dans les régions.

Certes, les périodes de turbulence sont idéales pour changer.
En crise, on peut changer plus en une nuit qu’en toute une décennie.
Lire ou relire notre série de posts sur Le Changement.
Mais attention à conserver notre sens critique, à comprendre le chemin autant que l’objectif.

Il y a certains changements qu’on nous propose qui ressemblent -trop- à cette blague qui circule sur le web :
« En ce moment, j’essaie de me faire des amis en dehors de Facebook tout en appliquant les mêmes principes.
Alors tous les jours, je descends dans la rue et j’explique aux passants ce que j’ai mangé, comment je me sens, ce que j’ai fait la veille, ce que je suis en train de faire, ce que je vais faire ensuite…
J’écoute aussi les conversations des gens et je leur dis « j’aime! ».

Et ça marche :
J’ai déjà 3 personnes qui me suivent : 2 policiers et un psychiatre !
 »

Certes, ne pas se tromper dans l’analyse, c’est la première clé de toute Transformation, surtout pour réussir LA Transformation Digitale.
Mais quand on ne sait pas trop comment faire ou que l’on n’a pas le temps, il faut accepter d’apprendre en marchant, à petits pas, comme les startups, sans complexe, qui acceptent l’Erreur Comme Moyen de Progresser.

Alors, par où commencer cette Transformation Digitale ?
Par les Réunions bien sûr, c’est une clé historique de la collaboration et de l’intelligence collective.
Que l’on soit Millenium ou Baby-boomer, il faut se lancer sans attendre, avec bon sens, en diminuant les mails, en utilisant internet pour gagner du temps, en diminuant le stress, en augmentant sa propre efficacité et celle de ses équipes, en mettant du process là où il n’y en n’a pas… ou si peu.
Comment ? En passant à la Réunion Digitale et Lean.

Zen la Transformation souri(s)ante ! (je n’ai pas pu résister)

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