Et pourtant… Si c’était l’amour de l’entreprise qu’il nous chantait ?

Être Heureux au Boulot, c’est du Pipo pour Bobos ?

En cet automne qui a encore des allures d’été, j’ai eu envie de revenir sur le sujet du bonheur au travail.

Vous avez dit bonheur ?

En début d’année, Pierre-Noël Giraud a publié « L’homme inutile », l’inutilité de l’homme étant pour lui la pire forme des inégalités. Il nous dit que ce sentiment d’inutilité va croissant et que c’est cela LE danger.

En cette rentrée, Julia de Funès et Nicolas Bouzou publient « La comédie (in)humaine », l’entreprise qui de façon absurde confond le besoin d’autonomie et le bonheur au travail et propose des babyfoot et des massages pour y répondre.

Et la Blockchain, alors ! Dont le cœur de l’usage est la confiance et qui s’annonce comme la 2ème révolution numérique alors que la première a à peine commencé.

Sans oublier l’IA qui elle s’intéresse à tout et commence à s’installer partout sans état d’âme.

A peine on s’habitue…  Et hop, tout change !
Et le bonheur au travail dans tout ça ?
Une affaire privée ou pro ?

Simon Sinek, dans une des conférences TED sur la motivation les plus vues au monde (16M de vues), nous explique à travers quatre mots clés : éducation, technologie, impatience et environnement, ce qui plombe les nouvelles générations et que l’entreprise ne pourra pas faire l’impasse, qu’elle va devoir s’en occuper.

Alors, avant l’hiver qui finira bien par arriver, je n’ai pas résisté à ce qui suit…

Et pourtant…

Concentrez-vous, écoutez et imaginez que l’amour que nous chante Charles Aznavour c’est celui de l’entreprise.
Fini le babyfoot, les massages, les réunions et les process !

« Un beau matin je sais que je m’éveillerai
Différemment de tous les autres jours
Et mon cœur délivré enfin de notre amour
Et pourtant, et pourtant
Sans un remords, sans un regret je partirai
Droit devant moi sans espoir de retour
Loin des yeux loin du cœur j’oublierai pour toujours
Et ton cœur et tes bras
Et ta voix
Mon amour
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi…
Et pourtant
J’arracherai sans une larme, sans un cri
Les liens secrets qui déchirent ma peau
Me libérant de toi pour trouver le repos
Et pourtant, et pourtant
Je marcherai vers d’autres cieux, d’autres pays
En oubliant ta cruelle froideur
Les mains pleines d’amour j’offrirai au bonheur
Et les jour et les nuits
Et la vie
De mon cœur
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi…
Et pourtant
Il faudra bien que je retrouve ma raison
Mon insouciance et mes élans de joie
Que je parte à jamais pour échapper à toi
Dans d’autres bras quand j’oublierai jusqu’à ton nom
Quand je pourrai repenser l’avenir
Tu deviendras pour moi qu’un lointain souvenir
Quand mon mal et ma peur
Et mes pleurs
Vont finir
Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi… »

Un petit sourire, je vous rassure, on n’en est pas encore là.
C’est peut-être le coup d’après mais pour le moment on ne parle que de bonheur au travail.

Et je crois qu’en relisant le post Au Pays des Gens Heureux, la HappyTech… que j’ai écrit fin 2017, je me dis qu’on a encore de la marge.

HappyZen !

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