Triangle de Penrose : si votre cerveau pense que ce triangle est possible, ne le détrompez pas...

Comment Manipuler Son Cerveau

Mieux comprendre comment notre cerveau fonctionne est un véritable enjeu individuel et collectif.

C’est un sujet auquel chacun de nous doit s’intéresser car il peut nous permettre d’améliorer la perception de notre quotidien, et en améliorant celle-ci, nous permettre de nous améliorer tout court.
Et ce qui est bon pour nous est généralement bon pour l’entreprise.

Pourquoi s’en priver ?

Peut-on manipuler son cerveau quand on est dans un temps faible pour éviter de rentrer dans une spirale négative ou même pour sortir de cette spirale si on y est déjà ?
Ce n’est pas un sujet pour les autres.
Chacun de nous a été ou sera confronté un jour ou l’autre à un événement de la vie plus ou moins sévère pouvant être le facteur déclenchant de cette spirale infernale.
Tout allait bien et badaboum, d’un coup tout va mal.
Comme nous n’avons pas la main sur les événements eux-mêmes, la question est de savoir si nous pouvons influer leur perception et accélérer la « sortie de crise ».

Phineas Gage a été un des premiers contributeurs bien involontaires aux neurosciences.
Victime d’un terrible accident en 1848 – son lobe frontal a été perforé par une tige d’acier – il a survécu mais cela a radicalement changé son comportement.

L’étude de son cas a mis en évidence l’importance du lobe frontal du cerveau dans les comportements humains.
Des recherches récentes en neurosciences ont démontré la nature changeante du cerveau à travers la neuroplasticité.
Cela signifie aussi que notre cerveau peut être remodelé par des comportements nourris par l’action.

Comment manipuler notre cerveau ?

  1. Agir comme si tout était sous contrôle
    L’activation comportementale est l’une des principales thérapies utilisées pour lutter contre la dépression.
    Par exemple, lorsque l’on sourit, on active les parties du cerveau associées à des émotions positives et cela affecte les signaux que l’on envoie au cerveau.
    Certes agir comme si on était de bonne humeur peut sembler facile en théorie mais difficile en pratique.
    Et pourtant se forcer à sourire ou froncer les sourcils envoie bien des messages au cerveau qui active l’hémisphère impliqué.
  2. Se mettre dans la peau d’un autre
    Les neurones miroirs, dont la découverte a été confirmée en 2010, encore appelés neurones empathiques, semblent jouer un rôle essentiel dans la cognition sociale.
    Ce sont des cellules du cerveau qui nous font réagir ou ressentir une action que quelqu’un d’autre effectue et permet de simuler l’état émotionnel d’autrui dans notre cerveau.
    Nous pouvons changer notre humeur en activant vos neurones miroirs, en allant au spectacle, en se mettant dans la peau d’un autre qui nous fait dire que finalement on s’en sort plutôt pas mal ou de son contraire optimiste incorrigible.
  3. Profiter de la lumière naturelle
    C’est l’histoire sans gloriole de la glande pinéale qui, dans le noir ou sans lumière naturelle, ne régule plus correctement la production de la mélatonine, surnommé l’hormone du sommeil.
    Lorsqu’on maximise notre exposition à la lumière naturelle, la chimie de notre cerveau favorise cette régulation et le sentiment de bien-être.
    Ce n’est plus à démontrer, les gens deviennent plus déprimés en hiver en raison de la diminution du nombre d’heures de jour, l’utilisation de lumières artificielles simulant la lumière naturelle a un impact positif sur le moral.
  4. Changer les récits que l’on joue dans sa tête
    Nos neurones sont câblés pour accepter les histoires que l’on se raconte.
    Le psychologue et pharmacien français Émile Coué au début du XXe siècle répétait inlassablement : « Si étant malade, nous nous imaginons que la guérison va se produire, celle-ci se produira si elle est possible. Si elle ne l’est pas, nous obtiendrons le maximum d’améliorations qu’il est possible d’obtenir »
    Sans débattre de l’intérêt de la méthode qui porte son nom, il semble bien que passer nos récits de négatif à positif peut recâbler nos neurones et influencer positivement notre moral, ou tout au moins briser la spirale négative.
    Gare toutefois à ne pas tomber dans le travers des biais cognitifs 🙂
  5. Augmenter son niveau d’activité
    La science et les experts de tout poil regorgent de connaissances et de conseils, abusons-en.
    Le fait tout simple de bouger semble pouvoir créer une énorme différence dans notre humeur.
    C’est de la pure biochimie.
    C’est aussi renouer avec notre histoire de Sapiens chasseur cueilleur, c’est tout simplement réduire notre niveau de stress.
    Et bonne nouvelle : il semble que la fréquence soit plus importante que son intensité. Nul besoin donc d’entrainements de champion pour améliorer son mental.

Le cerveau est un organe magnifique mais seul un petit nombre d’entre nous exploite son pouvoir, le fait travailler à son rythme, le nourrit sans le gaver, lui permet de s’évader utile.
En prendre le contrôle est un objectif que chacun d’entre nous doit avoir.
Mais surtout, ne lui dites pas que vous le manipulez car il aimera pas !

Zen la manip !

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