Cherchez le Biais !
Cherchez le Biais !

Big Bug Biais !

On s’approche des bonnes résolution de 2018 😉
Peut-être êtes vous sur le point de prendre de grandes décisions ou en avez pris il n’y a pas si longtemps ?
Comment ferez-vous, faites-vous ou avez-vous fait ?  Pesez-vous bien le pour et le contre ? Prenez-vous conseil autour de vous ? Faites-vous plutôt confiance à votre esprit analytique ou à votre intuition ?
En fait, quand on est honnête, on sait au fond de soi, que toutes nos décisions ne sont pas complètement rationnelles, que parfois la bouillie de notre cerveau ou l’enchevêtrement des événements ne nous permettent pas de décider par construction logique.
C’est là que le bât blesse.

Ce sujet est étudié sous le nom de biais cognitif, depuis les années 1970 en particulier par Daniel Kahneman (prix Nobel d’économie en 2002) et Amos Tversky, pionniers de l’économie comportementale.
Ils se sont intéressés aux anomalies boursières par l’étude des comportements cognitifs.

Nous avons deux systèmes de prise de décision :

  • Le premier fonctionne en mode automatique et opère par association d’idées : très efficace pour réaliser des tâches quotidienne. Mais il est à l’origine d’illusions et de biais.
  • le deuxième fonctionne sur sollicitation et consomme plus de ressource. Il nous permet de réaliser des raisonnements ou des opérations complexes. Mais il n’hésite pas à renvoyer au premier système moins consommateur en énergie la décision chaque fois qu’il le peut.

Ces biais contribuent à nous décider dans deux grands cas :

  •  lorsque nos  ressources cognitives en temps, information, intérêt, capacités cognitives sont limitées. En gros, on n’a pas le temps d’analyser donc on fait des raccourcis, souvent à l’origine de jugements erronés.
  • lorsqu’on est ému ou influencé par des facteurs motivationnels ou moraux.

Je vais enfoncer le clou en vous en faisant découvrir quelques-uns.
Certains me font rabaisser le caquet, souriez :

Dans la famille «  j’y crois »

  • Le  biais de confirmation
    Préférer les informations qui confirment les croyances ou hypothèses à celles qui les contredisent.
  • Le biais de croyance
    Ignorer les erreurs de logique si la conclusion correspond aux croyances : très utilisé en politique.
  • L’effet de halo
    Chercher à confirmer une première impression par une perception sélective d’information : logique, non ?
  • L’effet Barnum
    Accepter une vague description de la personnalité comme s’appliquant spécifiquement à soi-même : son horoscope.
  • L’illusion de corrélation
    Percevoir ou exagérer une relation entre deux sujets non reliés : je croise les doigts…
  • L’illusion des séries
    Percevoir à tord des coïncidences dans des données au hasard : je parie que…
    Le biais d’omission
    Considérer que dans le doute faut mieux rien faire, sans chercher à creuser le sujet : la vaccination.
  • L’illusion de contrôle
    Croire que nous avons plus de contrôle sur une situation que nous n’en avons réellement : le grigri.
  • Le biais de conformisme
    Penser et agir comme les autres le font : les blagues sexistes.
  • L’effet Boomerang
    L’inverse

Dans la famille « et moi et moi »

  • Le biais d’autocomplaisance
    S’attribuer le mérite de ses réussites et à attribuer ses échecs à des facteurs extérieurs défavorables : un grand classique.
  • L’excès de confiance
    Surestimer ses capacités : le conducteur automobile.
  • L’aversion de la dépossession
    Valoriser plus un bien selon qu’on le possède ou pas : le propriétaire survalorise son bien immobilier quand il veut le vendre, demandez aux agences.

Dans la famille « je vous l’avais bien dit »

  • Le biais rétrospectif
    On refait l’histoire pour expliquer qu’on l’avait prévu : je vous la fait pas…

Dans la famille « je me fais avoir »

  • Le biais d’ancrage mental
    Utiliser indument une information comme référence : soldes jusqu’à 60 %. On ne retient que 60%.
  • L’effet de simple exposition
    L’augmentation de la probabilité d’un sentiment positif envers quelqu’un ou quelque chose par la simple exposition répétée à cette personne ou cet objet : la publicité.
  • Le biais de cadrage
    Être influencé par la manière dont un problème est présenté selon qu’il est décrit en terme de taux d’échec ou de taux de succès, même si s’agit de la même information : on fait dire ce qu’on veut aux chiffres.

Croiser ces biais est très fréquent.
Ce n’est pas très glorieux pour notre ego, certes, mais autant le savoir pour tenter de les repérer et activer notre deuxième système de décision, même si lui aussi peut avoir des défauts, mais j’en reparlerai sans doute.
Une parade évidente : utiliser l’intelligence collective pour décider.
Si vous voulez décider de votre Transformation Digitale, essayez le Parcours des Idées, atelier de co-construction, vous activerez votre deuxième circuit à plusieurs et éviterez de tomber dans les pièges du Big bug Biais.

Connaitre ce processus nous permet de relativiser l’intelligence de nos décisions dans notre vie professionnelle et aborder celle-ci avec plus d’humilité sinon d’humour et faire un pas de plus vers l’économie du bonheur.

Zen le b.a.-ba du sourire biais !

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