Dans cette jolie image, le multitâche brûle le glucose oxygéné alors que c'est le carburant dont on a besoin pour faire la tâche, c'est moche !
Dans cette jolie image, le multitâche brûle le glucose oxygéné alors que c'est le carburant dont on a besoin pour faire la tâche, c'est moche !

Best of : Le multitâche tue votre cerveau et engendre le chaos réunion

C’est le temps du parcours de l’été…
Je vous ai concocté un petit parcours pour cet été.
Temps du lire ou relire tranquille.
Découverte pour les uns, révision pour les autres.

Vous avez bien bossé pour trouver vos neuf intelligences, où est logé votre bonheur et vous avez suffisamment ralenti…
Oh miracle ! Vous avez décidé de développer votre idée à la rentrée.
Vous n’avez pas oublié que le monde est devenu horizontal et vous-même un Individu Relationnel.
Vous avez bien intégré que la réussite, c’est 80% d’exécution et prenez garde à la perfection.

Vous êtes chaud bouillant, dans les starting blocs. Alors gare à la surchauffe !

Chaque jour, je lutte pour repasser en mode monotâche les flux sans fin qui tentent de me distraire et m’incitent à travailler en multitâche.
Il y a quelques années, je me souviens avoir fait un stage pour récupérer des points de permis de conduire.
Son animateur avait commencé par nous expliquer que notre cerveau préhistorique n’était pas adapté à la multiplicité et à la vitesse des informations que notre cerveau doit absorber lors de la conduite, ce qui expliquait bon nombre d’accidents de la route.

Comme sur la route, certains d’entre nous pensent être des « maitres en multitâche » et que développer cette capacité est un avantage compétitif.
Daniel J Levitin, un neuroscientifique, dans son livre The organized Mind confirme que  nos cerveaux ne sont pas bien câblés pour exécuter plusieurs tâches à la fois… Quand les gens pensent qu’ils sont multitâches, ils ne font le plus souvent que passer d’une tâche à l’autre très rapidement. Et chaque fois qu’ils le font, il y a un coût cognitif.

Bref, la technologie nous rendrait moins efficace, moi qui pensais le contraire !

Le multitâche développe de mauvaises habitudes, jusqu’à l’addiction

Lorsque nous terminons une tâche minuscule (envoyer un e-mail, répondre à un texto, poster un tweet), c’est comme avaler une cuillerée de dopamine, notre hormone de la récompense. Nos cerveaux aiment la dopamine. Nous sommes encouragés à poursuivre cette pratique qui nous procure une gratification instantanée.

Mais cela crée une boucle de rétroaction dangereuse qui nous laisse l’impression d’accomplir une tonne de choses, d’être hyperactifs, au dépend du traitement d’actions qui demande plus de réflexion critique. En fait, certains pensent même que le fait de vérifier en permanence ses mails, tweets ou notifications facebook, génère une addiction neuronale.

Le multitâche abaisse la qualité du travail et l’efficacité

Le multitâche rend plus difficile l’organisation de nos pensées et le filtrage des informations non pertinentes.
Une étude menée par l’Université de Londres a montré que les sujets qui ont effectué des tâches cognitives en multitâche ont connu des chutes significatives de QI, comparables à celles que vous constatez chez les personnes qui ont sauté une nuit de sommeil ou qui fument de la marijuana.
Il a été également constaté que le multitâche augmente la production de cortisol, l’hormone du stress.

Avoir notre cerveau constamment en charge nous stresse et nous fatigue, nous laissant le sentiment d’être mentalement épuisé.

Quel est le plus grand instigateur du chaos multitâche ?

Nos boîtes mail.
Certaines études montrent que même la simple opportunité de multitâche – par exemple le fait de savoir qu’un email est non lu dans sa boîte de réception – peut réduire son QI de 10 points !
Une autre étude de McKinsey Global Institute a révélé que les employés passent 28% de leur semaine de travail à vérifier des e-mails.

Le multitâche est pire pour les hommes

Pour les hommes, le QI pendant le multitâche peut chuter jusqu’à 15 points et vous transformer en équivalant cognitif d’un enfant de 8 ans.

Le dommage peut être permanent

Une nouvelle étude de l’Université de Sussex (Royaume-Uni) suggère la possibilité que des dommages cognitifs associés au multitâche pourraient être permanents.
Menée sous IRM, elle s’est intéressée au cerveau des personnes qui passent du temps sur plusieurs appareils à la fois (textos en regardant la télévision, par exemple). Première conclusion : les IRM ont montré que les sujets qui pratiquent le plus souvent le multitâche ont une moindre densité de leur cerveau dans la zone du cortex responsable de l’empathie et de la maîtrise des émotions.

Inquiétant non ?

Trois idées (peut-être) contre-intuitives pour améliorer notre productivité personnelle

  • S’efforcer de faire une chose après l’autre : notre cerveau n’est pas un ordinateur. Il n’est pas fait pour être multitâche.
  •  Chercher à consommer le moins d’énergie possible pour chaque tâche. Comme en médecine où l’on recherche l’efficacité d’un médicament dans sa dose minimale (en anglais cela se dit « MED » pour Minimum Effective Dose )
  • Permettre à son cerveau de « glander » : faire des pauses le rend plus efficace

Qu’en est-il du chaos réunion et de notre productivité collective ?
… 
censée générer de multiples flux collaboratifs d’actions et de décisions.

  • Pendant la réunion
    Comment rendre les réunions efficaces si les participants se livrent à d’autres activités multitâches (lecture et réponse aux mails etc.) ?
    Tout simplement, en demandant de ne pas le faire, en partageant en temps réel la prise de note, en n’invitant pas des participants non actifs
  • Entre deux réunions
    Comment réduire le stress et le sentiment d’être débordé par la foison d’actions qui a été générée – souvent brouillonne – ?
    En prenant tranquillement chaque action l’une après l’autre, pour la réaliser en fonction de ce qui a été planifié et redevenir plus efficace et serein face à son planning de travail.
  • Mais au fait, où se trouve ce planning de travail ?
    Comment retrouver facilement ce qui a été décidé en réunion, le détail éventuel des instructions, le bon modèle de document à utiliser, les commentaires et les remarques des uns et des autres pour nous aider à accomplir nos tâches ?

En passant à la Réunion Digitale, of course !

Je conclurais bien par cette parole d’innovateur : ce n’est pas l’outil qui fait le changement, mais sans outil qu’il est dur de changer !

Zen le monotâche appliqué aux réunions !

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