Allez ! Prenez votre ticket sourire
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Au Pays des Gens Heureux, la Happy Tech

Ça ne vous aura pas échappé, il y a un changement de paradigme en cours.
Les Etats-Unis, temple du libéralisme, veulent un grand Mur et deviennent protectionnistes, la Chine a terminé le sien il y a quatre siècles et prône le libéralisme.
Sapiens (j’en reparlerai, c’est sûr) a fait naitre de nouveaux monstres souriants qui font un peu peur quand-même,  même s’ils paraissent bien utiles : ils s’appellent GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), NATU ( Netflix, Air BNB, Telsa et Uber), vite rejoint par les petits frères asiatiques BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi) qui grandissent encore plus vite.
Les robots, l’IA (Intelligence artificielle), la blockchain et le Bitcoin sont l’avant-garde de ses nouveaux artefacts.
Il y autant de belles promesses que de réels dangers.

En informatique, souvent on parle de côté client et côté serveur.

Côté client

C’est nous.
On a plein de bénéfices… à condition d’être né au bon endroit et de jouer le jeu.
On nous propose le deal du Bonheur qui consiste à troquer et partager nos données contre plus de plaisir, une meilleure santé, de meilleurs produits, une meilleure sécurité.
Les jouets de nos enfants peuvent même apprendre à nous connaitre et écouter ce qu’on dit pour le raconter à on sait pas trop qui, mais on s’en doute un peu quand même.

Une échappatoire ?
Que l’IA devienne privée et bascule du côté de l’utilisateur et du citoyen et ne reste pas cantonnée côté serveur.
C’est LE prochain grand sujet.

Côté serveur

il n’y a pas que des monstres, il y a aussi des Entreprises qui nous ressemblent, installées sur des territoires bien réels.
On est beaucoup plus en retard que ces jeunes nouveaux monstres car nos entreprises ont toutes un héritage à faire muter, fait de savoir faire, de chair et d’os.
Vitesse sans précipitation : c’est ce que doit être cette Transformation Digitale.
Cette transformation passe par l’humain.

Startup Nation

La France s’est mise à rêver d’être une Startup Nation.
Elle créé la French Tech en 2013, un vrai succès.
Puis en 2017, Elle a élu le plus jeune président de son histoire alors que les USA venaient juste de faire le choix de Trump, en dépit de tout pronostic dans les deux cas.
En 2017 encore, elle crée la French Fab qui annonce clairement la couleur.
Ce même été 2017, un collectif d’entrepreneurs a créé la Happy Tech pour faire de La France le Pays du bien-être au travail.
Et là, on se prend à rêver.

French Happy Tech

« Le Collectif qui valorise l’humain…Faire de l’Entreprise un lieu où chacun peut s’épanouir et se développer »
Promesse naïve ou nouveau territoire à la fois digital et géographique ?

Promouvoir un environnement de travail agréable et bienveillant qui permet d’éviter les burn out et renforce l’implication au travail, est-ce une utopie ? un doux rêve ? un avantage compétitif de nouvelle génération ?

La productivité du bonheur est explorée par les chercheurs.
ls ont créé un MQ (Meaning Quotient), boosteur de productivité.
En septembre 2014, je publiais La France dans le Bonheur. On y découvre comment est calculé l’indice du bonheur, le Happy Planet Index.
En 2016
,on est passé de la 41ème place  à la 44ème  pas très brillant.
Cet indice est une boussole qui mesure ce qui compte vraiment : le bien-être durable pour tous.
Les pays occidentaux riches, souvent considérés comme la norme du succès, ne sont pas très bien classés du fait de leur mauvaise empreinte écologique.
Il y a aussi la Best Workplace in France (comme partout dans le monde) qui classe les entreprises où il fait bon vivre…

Un vrai sujet, donc, abordé dans cet excellent article de la Tribune qui parle des enjeux économiques (entre 1 et 3 points de PIB à gagner !)

Faut-il créer des postes de Chief Happiness Officer (CHO) dans chaque entreprise, de la même façon que l’on créé des Chief Digital Officer (CDO) pour aider à la Transformation Digitale, ces accélérateurs du changement ?
Faut-il créer des outils et une Tech orientés Happiness ?
Faut-il créer des fêtes du rire comme au Japon ou développer la pratique du Yoga du Rire pour libérer les endorphines, hormones du bonheur ?

Ou plutôt juste inciter les entrepreneurs à devenir plus responsables, ouverts et conscients que notre temps de vie est une donnée périssable.
Le sentiment de bonheur doit-il faire partie du Business Model ?

L’entreprise  heureuse et libérée a besoin un peu de tout cela sans doute et comme toute startup, notre Startup Nation doit faire du Lean et bouger, expérimenter, faire des petits pas.

La French Happy Tech, un petit pas de plus sur le chemin du bien-vivre en France ?

Zen la réalité au bout du rêve !

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